La fraternité, c’est maintenant !

Plus de 150 personnes ont partagé ce moment de fraternité.
Plus de 150 personnes ont partagé ce moment de fraternité.

A l’initiative d’une dizaine d’associations du sud Drôme et des départements limitrophes impliquées dans l’accueil de réfugiés, une fête de la Fraternité était organisée dans l’après-midi dimanche 31 janvier dans la salle du foyer J.J.Coupon à Buis-les-Baronnies.

Chants, danses, douceurs et convivialité, la fête fut belle !
Chants, danses, douceurs et convivialité, la fête fut belle !

Plus de cent cinquante personnes s’y retrouvaient parmi lesquels les représentants des comités de soutien aux réfugiés venus de Nyons, Valréas, Vaison, Vinsobres, Vallon Pont d’Arc, Sisteron et Die. Plusieurs familles de réfugiés du Moyen Orient étaient présentes ainsi qu’une vingtaine de réfugiés soudanais en provenance de Calais, actuellement logés à Sisteron dans des appartements loués par ADOMA (Centre de stabilisation et hébergement d’urgence), où ils sont (à six par appartement) en attente depuis trois mois de leur régularisation. Chacun avait apporté quelque chose, une douceur, une boisson, une musique du monde pour se retrouver, danser, chanter et partager dans une atmosphère festive un moment de fraternité.

Une vingtaine de réfugiés soudanais du Darfour étaient présents sur les 38 arrivés à Sisteron en provenance de Calais le 30 octobre dernier.
Une vingtaine de réfugiés soudanais du Darfour étaient présents sur les 38 arrivés à Sisteron en provenance de Calais le 30 octobre dernier.

Les préfectures aux abonnés absents

 Il s’agissait pour les participants non seulement d’exprimer leur solidarité aux réfugiés mais aussi de chercher ensemble les moyens concrets de leur venir en aide. Pour Josette Fournié, coordinatrice du comité de Séderon, il s’agit aujourd’hui d’apporter à ces milliers d’enfants, de femmes et d’hommes contraints de fuir leur pays au péril de leur vie, un accueil qui réponde aux droits élémentaires des êtres humains.

Des familles Irakiennes participaient à la fête.
Des familles Irakiennes participaient à la fête.

« Alors qu’actuellement d’innombrables familles sont bloquées dans les camps de réfugiés, notamment au nord Liban, nous avons ici dans nos communes la possibilité de les accueillir dignement », ajoute le docteur Pirotto, coordonatrice des comités nyonsais. « Dans toute la région, du Diois au Séderonnais, nous avons mis en place des logements, collectés des fonds, réunis des bénévoles pour l’alphabétisation, l’entraide, les recherches d’emplois … Or les préfectures ne répondent pas à nos offres d’accueil de familles désirant émigrer depuis leur pays d’origine … » Il semble que leur seul souci aujourd’hui est de résorber la « Jungle de Calais », souligne Valérie Rosier du comité buxois.

Plusieurs musiciens ont animé la fête avec des musiques du monde.
Plusieurs musiciens ont animé la fête avec des musiques du monde.

Aussi, afin d’échanger leurs expériences et de coordonner leurs efforts de pression auprès des préfectures, les dix comités de soutien aux réfugiés de la région se réuniront de nouveau au Buis le samedi 13 février prochain.

Texte et photos : Alain Bosmans
Article paru le 3 février 2016 dans le Dauphiné Libéré.

Pour en savoir plus : Lire aussi le blog d’Annie Molinet : https://sederonhautesbaronnies.wordpress.com/

De très nombreux plats et gâteaux, apportés par chacun ont été partagés par tous.
De très nombreux plats et gâteaux, apportés par chacun ont été partagés par tous.
Chants, danses, douceurs et convivialité, la fête fut belle !
Chants, danses, douceurs et convivialité, la fête fut belle !
Chants, danses, douceurs et convivialité, la fête fut belle !
Chants, danses, douceurs et convivialité, la fête fut belle !

Fête Fraternité05

Les « Incroyables Comestibles » s’installent au Buis.

Devant le panneau de sa commune, le maire Sébastien Bernard entouré de plusieurs membres du collectif ne cache pas sa satisfaction de voir Buis rejoindre le mouvement des « Incroyables Comestibles »
Devant le panneau de sa commune, le maire Sébastien Bernard entouré de plusieurs membres du collectif ne cache pas sa satisfaction de voir Buis rejoindre le mouvement des Incroyables Comestibles.

Décidément les initiatives citoyennes visant à promouvoir le concept de gratuité gagnent du terrain et se multiplient rapidement dans nos Baronnies provençales. Après l’organisation en moins d’un an de « Marchés gratuits » (ou Gratiférias) dans plusieurs communes de la région (12 à ce jour dont 3 au Buis), voici maintenant le mouvement des « Incroyables Comestibles » qui, parti de Montbrun, s’installe à Buis les Baronnies avec un collectif d’une singulière vitalité.

« On plante, on arrose et on partage », expliquent Myriam Varillon et Camille Lecureux du collectif buxois.
« On plante, on arrose et on partage », expliquent Myriam Varillon et Camille Lecureux du collectif buxois.

L’idée est de planter en ville des fruits et légumes dans des bacs de l’espace public, et de laisser le soin à chacun de jardiner librement et de récolter gratuitement les fruits de ces petits potagers collectifs. La démarche vise à créer un nouvel art de vivre en dynamisant les échanges locaux par le partage d’une production « Bio », cultivés par les habitants et offerts à tous. « On plante, on arrose et on partage », expliquent Myriam Varillon et Camille Lecureux du collectif buxois, qui espèrent que cette démarche conviviale et solidaire fera de plus en plus d’émules au fil du temps.

Le collectif buxois des « Incroyables Comestibles » compte aujourd’hui une douzaine de bénévoles très actifs.
Le collectif buxois des « Incroyables Comestibles » compte aujourd’hui une douzaine de bénévoles très actifs.

La commune a tout de suite donné son feu vert et depuis le printemps dernier une quinzaine de bacs publics ont été mis à la disposition de ces incroyables planteurs. Tomates, poireaux, courgettes, poivrons, fraises, salades, blettes, menthe, romarin, amarante, … Tous ces fruits et légumes ont poussé durant l’été dans les rues du village, suscitant la curiosité et l’intérêt de nombreux buxois et visiteurs. « La récolte est bien sûr aujourd’hui très modeste et n’a guère de signification économique », admettent les initiateurs, « mais le mouvement fait beaucoup parler de lui et est riche en lien social… ».

Une belle petite récolte de tomates dans les rues du village.
Une belle petite récolte de tomates dans les rues du village.

C’est aussi l’avis du maire Sébastien Bernard qui souhaite voir se développer de nouveaux espaces de plantation solidaire tant dans l’espace public que sur le domaine privé. Rappelons aussi que la bibliothèque municipale se joint au projet en accueillant une grainothèque où chacun peut librement déposer prendre et échanger ses graines bio et constituer ainsi une collection de semences adaptées au territoire.

Enfin, le groupe « Gratiéria Toulourenc-Baronnies » organise une nouvelle Gratiferia (marché gratuit) à Buis les Baronnies le dimanche 19 octobre dans la salle du foyer J.J. Coupon. Au programme : donner, prendre, recevoir, rencontrer, partager, en musique et autourd’une soupe à midi.

 Alain Bosmans
Article paru le 26 septembre 2014 dans le Dauphiné Libéré.

Pour en savoir plus :
+
Les incroyables comestibles : http://www.incredible-edible.info
+ Le collectif de Buis : http://icbuis.canalblog.com
+ Contact : 06 62 64 18 35 ou 06 14 19 45 59
+ Face book : http://www.facebook.com/groups/nitrocnireciprocite

 

 

Gérard Deboulle devient président du Théâtre-Ecole et met « Marius » à l’affiche de la saison estivale

Gérard Deboulle, charpentier, grimpeur, choristes, décorateur, comédien et désormais président du Théâtre-Ecole de la Lance et des Baronnies.
Gérard Deboulle, charpentier, grimpeur, choristes, décorateur, comédien et désormais président du Théâtre-Ecole de la Lance et des Baronnies.

A l’issue de la tenue le 7 mars dernier de l’assemblée générale du Théâtre-Ecole de la Lance et des Baronnies (TELB) qui a entièrement renouvelé son conseil d’administration, Gérard Deboulle a été désigné pour prendre la présidence de l’association.

Citoyen belge né voila 61 ans au Luxembourg, Gérard Deboulle est une personnalité bien connue du monde associatif buxois. Ayant créé en 1985, l’entreprise de charpente et de construction bois « Ossaturbois », ce passionné d’escalade et de spéléologie fonde en 1986 le Centre d’Escalade de Buis qu’il préside pendant 15 ans et qui devient un outil majeur du développement des sports de pleine nature dans la région. Amateur averti de musique et de théâtre, ses compétences en menuiserie le conduise naturellement à réaliser les décors du Théâtre-Ecole durant la grande période de la troupe au début des années 2000. Puis, non content de les mettre en place, il décide de monter sur les planches où il se fait remarquer en jouant sous la direction de Serge Pauthe des pièces de Pirandello (2004), Tchekhov (2005), Beaumarchais (2007) et Bertolt Brecht (2009).

Prenant aujourd’hui les rênes du Théâtre-Ecole, Gérard Deboulle ne cache pas sa ferme intention de travailler au rapprochement des différents acteurs du spectacle vivant dans les Baronnies. Afin notamment de répondre aux exigences du schéma départemental des enseignements artistique 2014-2018 du conseil général de la Drôme, le nouveau président du Théâtre-Ecole envisage la création de spectacles communs avec l’école de musique « Notes en Bulle » et souhaite harmoniser les relations avec les deux autres troupes de théâtre amateur du territoire : le « Théatre des Habitants » de Serge Pauthe et les « Tréteaux des Baronnies » de Robert et France Gilmont.

La troupe du Théâtre-Ecole de la Lance et des Baronnies au grand complet.
La troupe du Théâtre-Ecole de la Lance et des Baronnies au grand complet.

« Marius » à l’affiche du Théâtre-Ecole

Et c’est sans tarder que le Théâtre-Ecole de la lance et des Baronnies (TELB) met cette année à l’affiche « Marius », la célèbre pièce servant de premier volet à la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol.

Sous la direction du metteur en scène Roland Peyron, douze comédiens se sont mis au travail depuis le début de l’année. Parmi eux dans les rôles principaux on relève la présence de comédiens aguerris dont certains furent les fondateurs de la fameuse compagnie des Baronnies « La Mandrigoule ». C’est ainsi que Roger Pasturel sera César, Michel Clary sera Marius, Annabel Djila sera Fanny, Christine Estrayer sera Honorine, François Flouret sera Panisse, Verlaine sera Piquoiseau, Alain Facchinieri sera Monsieur Brun et Gérard Deboulle un Escartefigue plus vrai que nature…

Avec «Marius», Roland Peyron propose « de nous jeter à l’eau, de nous plonger dans ce sud cosmopolite, coloré et sonore aux mille extravagances, aux excès qui fascinent et dérangent, aux galéjades hilarantes… Nous allons nous abreuver à la célébrissime comédie-dramatique de Marcel Pagnol qui dissimule sous sa carapace de violence et de vacarme, les souffrances et les amours d’êtres épris de liberté, lucides et perdus. »

Dans les rôles principaux de "Marius" on retrouvera (ici en répétition de gauche à droite) Roger Pasturel, Alain Facchinieri, François Flouret et Michel Clary
Dans les rôles principaux de « Marius » on retrouvera (ici en répétition de gauche à droite) Roger Pasturel, Alain Facchinieri, François Flouret et Michel Clary

La pièce sera créée le vendredi 30 mai dans la salle des fêtes de La Palun, puis reprise le 5 juillet à Malaucène, le 14 juillet à Ste Jalle, le 18 juillet à La Roche sur le Buis, les 25, 27, 30 juillet et 1er août au Buis, le 4 août à Montauban sur l’ouvèze et enfin à Nyons en octobre dans le cadre du festival « Nyons en scène ».

Par ailleurs, le TELB continue à assurer des cours d’art dramatique pour enfants et adolescents sous la conduite de Sophie Michelin ainsi que des stages de formation pour adultes (travail vocal avec Isabelle Finck et travail sur les comédies de Shakespeare et le théâtre romantique avec Roland Peyron). Contact tel: 04 75 26 64 01 et site Internet : http://www.theatrelancebaronnies.fr

Alain BOSMANS
Article paru dans le Dauphiné Libéré des 19 mars et 11 avril 2014.

La maison de la musique est inaugurée en fanfare !

C'est Carmen Kremser au nom des habitants de Buis qui a coupé le ruban inaugural.
C’est Carmen Kremser au nom des habitants de Buis qui a coupé le ruban inaugural.

Dernier des grands projets qui ont été menés durant le dernier mandat du maire Jean Pierre Buix, la maison de la musique de Buis a été inaugurée lundi 2 décembre 2013 dans le quartier des Tuves par une cérémonie à la fois sympathique et émouvante.

En présence notamment du sous préfet de Nyons Bernard Roudil, du président de la communauté de communes Michel Grégoire et de la conseillère générale Marie-Claire Cartagéna, Jean Pierre Buix se déclarait heureux et fier de la création de cette maison au cœur d’un espace sportif et culturel dédié à la jeunesse (centre équestre, maison de l’escalade, Point PIJ et CIB, Skate Park et plateau sportif des Tuves). La maison permettra à l’association « Notes en Bulle » (qui en aura la gestion), mais aussi à tous les groupes de musiciens de la région, de pouvoir se consacrer à leur passion dans les meilleures conditions possibles sans avoir à gêner le voisinage.

La maison de la musique de Buis est situé au cœur de l’espace sportif et culturel du quartier des Tuves, dédié à la jeunesse et aux loisirs.
La maison de la musique de Buis est situé au cœur de l’espace sportif et culturel du quartier des Tuves, dédié à la jeunesse et aux loisirs.
Les travaux, conduit par l’architecte Robert Boursin sous la maitrise d’ouvrage de la commune pour un budget de quelque 250 000 € TTC, auront permis la construction en rez-de-chaussée sur une surface de 101 m2 de trois salles équipées de sanitaires et prolongées d’une terrasse de 30 m2 abritée d’un haut-vent pouvant servir de scène de concert extérieur. La partie musicale de l’établissement (lieu de répétition, studio d’enregistrement, résidence de musiciens, stages, etc.) comprend une grande salle insonorisée et une salle de cour servant de bureau. La troisième salle destinée au service jeunesse et sport de la commune est à usage polyvalent. Le tout répond aux normes d’isolation et d’acoustique les plus exigeantes. 

Virgile Desfosse  et Jean Pierre Buix ont signé la convention d’usage et de gestion de la maison de la musique en présence de Michel Grégoire et Gilberte Brémond (adjointe au maire).
Virgile Desfosse et Jean Pierre Buix ont signé la convention d’usage et de gestion de la maison de la musique en présence de Michel Grégoire et Gilberte Brémond (adjointe au maire).
Carmen Kremser au nom des habitants de Buis coupait le ruban inaugural dans une joyeuse ambiance festive. Vigile Desfosse, le président de l’association « Notes en Bulle », signait avec le maire la convention d’usage et de gestion de la maison sans cacher sa satisfaction de pouvoir désormais disposer d’un tel outil. Enfin c’est en musique et en fanfare que la fête se poursuivait autour d’un pot de l’amitié animé par les musiciens des ateliers musicaux d’Eric Tomasini.

Alain Bosmans
Article paru dans le Dauphiné Libéré du 5 décembre 2013.
Les jeunes des  ateliers musicaux de Notes en Bulle pourront maintenant s'en donner à cœur joie dans la maison de la musique des Tuves sous la direction d'Eric Tomazini
Les jeunes des ateliers musicaux de Notes en Bulle pourront maintenant s’en donner à cœur joie dans la maison de la musique des Tuves sous la direction d’Eric Tomazini

Le Théâtre des Habitants fait revivre « 1789 »

Réuni autour du comédien et metteur en scène Serge Pauthe, le nouveau « Théâtre des Habitants » va jouer cet été au Buis la célèbre pièce d’Ariane Mnouchkine « 1789 ». Pour être un peu fou, le projet n’en a pas moins rapidement suscité l’enthousiasme d’une trentaine de comédiens, chanteurs, musiciens, décorateurs, accessoiristes, tous amateurs passionnés d’un théâtre populaire. Et dans les Baronnies, nombreux sont ceux qui les ont aidés à se lancer dans cette nouvelle aventure.
Un théâtre d’habitants, une démarche citoyenne
En octobre dernier, un théâtre « d’habitants » est né au Buis autour de Serge Pauthe ! Un théâtre fait par des « habitants » décidé à faire, pour des « habitants », des spectacles vivants de qualité, populaires et citoyens. Un collectif d’habitants de tous âges et de toutes origines sociales, animés d’un désir d’autonomie et d’autogestion, fonctionnant démocratiquement avec l’idée d’essayer de tout faire (ou presque !) avec ses propres moyens, en bénévolat complet. La première mesure prise collectivement aura été de fixer le prix des places à un niveau particulièrement démocratique pour ne pas dire révolutionnaire : 5 € adultes, 3 € pour les enfants de 6 à 12 ans et gratuit pour les moins de 6 ans.

La seconde aura été de faire appel à l’imagination, aux initiatives, bonnes volontés, astuces et compétences de chacun : Pour les décors, les accessoires, les costumes, l’administration, chacun a emprunté, récupéré, transformé, recyclé, travaillé, sans compter … Pour le matériel technique d’éclairage et de son, on fit appel à la bonne volonté d’amis professionnels ou à d’autres troupes amateurs. Pour l’installation scénique, la troupe bénéficia de la précieuse collaboration des services techniques municipaux, du soutien financier et matériel de la mairie et des belles affiches financées par la Maison des Plantes. Pierre Dieu à Mollans et Brigitte de Cottraud à Caromb ayant aimablement ouvert leurs magnifiques collections de costumes du XVIIIème siècle, nos Sans-culottes sont sur scène bien costumés ! Enfin, la générosité de plusieurs entreprises, commerçants et artisans locaux, contribue au succès collaboratif de l’aventure.

Un défi de taille

Rejouer « 1789 » à Buis les Baronnies ! Le défi était de taille si l’on considère que cette pièce mythique n’avait pratiquement jamais été remontée par personne depuis 40 ans… Et pour cause : A partir du texte de la pièce donnée en 1971 par le fabuleux collectif du Théâtre du Soleil, il s’agissait de recréer la fresque lyrique, historique, poétique qui raconte les origines de la Révolution Française et le déroulement de cette année fondatrice.

Le Roi s’amuse … La reine aussi !

La convocation des états généraux, le serment du jeu de paume, la prise de la Bastille, la nuit du 4 août, la marche des femmes sur Versailles, y sont évoqués en scène courtes, au milieu de spectateurs, à partir de différents tréteaux, peuplés de paysans, de citadins, bateleurs, conteurs, chanteurs, musiciens, prélats, nobles, députés du Tiers-État. Dans une atmosphère de théâtre de foire, le spectacle se déroule en une suite de séquences courtes et dynamiques, tour à tour poétiques et parodiques, naïves et caricaturales, drôles et dramatiques, dans lesquelles viennent s’insérer des textes directement empruntés à l’histoire.

La révolution confisquée

 Mais la pièce d’Ariane Mnouchkine ne se contente pas de montrer la Révolution à partir du combat mené par quelques uns de ses acteurs (Louis XVI, Marie Antoinette, Necker, La Fayette, Mirabeau, Marat, …). La pièce évoque surtout cette histoire telle que le peuple l’a faite et l’a vécue ; avec ses joies, ses souffrances, ses espoirs et ses rêves. A Paris bien sûr, mais aussi en Province puisqu’une scène écrite par Serge Pauthe à partir d’archives locales et rajouté au texte original fait revivre les événements de juillet 1789 à Buis les Baronnies.

On y voit ainsi le peuple joyeux, vainqueur, libéré, mais aussi le peuple manipulé, utilisé, trahi… Et derrière ces manipulations, on découvre les mécanismes de l’histoire. Car si la pièce est une invitation à visiter, comme dans un livre d’image, une page essentielle de l’histoire de France, « 1789 » n’est pas, pour autant, un spectacle cocardier. Derrière la fête, la pièce montre et démontre comment la bourgeoisie naissante confisqua la révolution. A l’aristocratie des nobles s’est substituée celle des riches. Une confiscation des résultats de la révolution que Marat dénonce dès octobre 1789 en même temps qu’il appelle, dans la dernière réplique de la pièce, le peuple à se réveiller.

Un message qui, 224 ans plus tard, n’a pas pris une ride et un théâtre populaire, cher à Serge Pauthe et à ces « habitants », qui évoque le passé pour nous mieux parler d’aujourd’hui !

Alain BOSMANS

Représentations

Le spectacle sera donné dans les jardins de l’hôtel de ville de Buis les Baronnies à 21h30 le samedi 13 juillet, le lundi 5 août et le mardi 6 août. Tarif: 5 € adultes, 3 € pour les enfants de 6 à 12 ans et gratuit pour les moins de 6 ans. Réservations à l’office de Tourisme de Buis. On attend 350 personnes par représentation et les places ne sont pas numérotés. DERNIERE NOUVELLE : le spectacle est complet et sera joué à guichet fermé le 13 juillet. Des places sont toujours disponibles à l’Office de Tourisme de Buis et au guichet le soir des représentations du 5 et 6 août.

Générique

Mesdames les comédiennes : Muriel BEVANÇON-JAROSLAW – Brigitte BRIENNE – Anne-Marie FESSIEUX – Dominique GILLIS – Rose GONNET – Dominique GRAS – Jacqueline HERBAUT – Maryvonne JAN – Laure JOSPIN – Et la petite Maya MORETTA.
Messieurs les comédiens : Alain BOSMANS – Jean-François BOUVIER – Christian CHAILLAN – Robert GLEIZE – Christian HERBAUT – Jean-Marc MANIFICAT – Ralf MAURER – Fred NICOLET.
Messieurs les musiciens: José-SANCHEZ-GONSALEZ , accompagné de Sébastien MAGNOUAC et  John DALTON.
Metteur en scène : Serge PAUTHE.
Assistante : Agnès BEAULIEU.
Costumière : Christiane BERNET.
Décoratrice : Nicole RAHM.
Régie son et éclairages : Philippe ALTIER et Guylain SERVONNAT.
Affiche : Michel ROSSIGNON.

REMERCIEMENTS

Remerciements aux personnes ou associations qui ont soutenu la création du spectacle:
Jean Pierre BUIX
maire, la commune de Buis les Baronnies et ses services techniques.
Georges MOCHOT et la Maison des Plantes de Buis les Baronnies.
Louis TREMORI et l’association « Le Buis, j’aime ».
Eric FRAIPONT et le personnel de l’Office de Tourisme de Buis.
Christine JOURDAN, service des Archives Municipales du canton de Buis.
Gilles MAIGRON, directeur et le personnel d’entretien de l’école primaire.
Guylain SERVONNAT et le théâtre ATC de Loriol du Contat pour le prêt des éclairages.
Muriel BEVANCON-JAROSLAW et Brigitte BRIENNE de l’association « Les 2 M » pour la réalisation des billets.
Bernard JANCOU et le Théâtre de la Haute Ville à Vaison pour sa collaboration artistique.
Michel PAUME de la Cie L’ALBATROS à Avignon pour le prêt de matériel technique.
Jean-Paul GUITTENY pour sa aimable collaboration technique.
Robert GLEIZE pour le prêt d’équipement.
Pierre DIEU et Brigitte de COTTRAUD pour le prêt de costumes.

Remerciement aux entreprises, commerces, artisans qui ont financièrement sponsorisé le spectacle:
Rémy BONTOUX et l’entreprise BONTOUX S.A. de St Auban sur l’Ouvèze.
Eric FRAIPONT et la Maison d’hôtes de l’ANCIENNE CURE.
Gérard DEBOULLE et l’entreprise OSSATURBOIS.
Bruno ENGUENT et le garage ENGUENT.
Philippe MELLOT-CAVELIER et sa boulangerie Bio.
Gilles BENETON et la Brasserie « Les CIGALES ».
Pierre-Etienne LONGERET de l’entreprise « Le DAUPHIN ».
Sébastien MONTAUD et l’entreprise « Le CHATELARD » de St Auban/Ouvèze.
Myriam FACCHINIERI et l’entreprise FACCHINIERI matériaux de construction.
Valéry LIOTAUD et le Syndicat des producteurs de COTEAUX des BARONNIES.
Luc PIQUET et la cave de BEAUMONT du VENTOUX.
…. (Liste provisoire et non exhaustive…)

Parfum de jazz 2013 s’annonce festif et swinguant

On l’attendait avec impatiente. La programmation, signée Alain Brunet, de la prochaine édition du « Parfum de jazz » est aujourd’hui officiellement révélée. Le festival se déroulera, sur deux semaines du 13 au 24 août, dans les Baronnies et le Tricastin.

 Le festival débutera en fanfare le mardi 13 août en fin de matinée dans les jardins de l’hôtel de ville de Buis les Baronnies où, à l’invitation de la municipalité, les musiciens de « Parfum de Jazz All Stars » donneront un concert suivi d’un apéritif convivial en ouverture du festival. Le soir c’est à Montbrun-les-Bains que les musiciens de « Parfum de Jazz All Stars » et le sextet Gallo Pinto donneront un premier concert sur la place du beffroi.

Le sextet Gallo Pinto sera à Montbrun le 13 août

Le mercredi 14 aout, les jardins du cinéma vibreront avec le « Paris-Washboard » du pianiste Louis Mazetier et du tromboniste Daniel Barda. Cette soirée de jazz New-Orléans se poursuivra au Regain avec la projection du célèbre film musical « Stormy Weather ».

Soirée de jazz New-Orléans dans les jardins du Regain avec le Paris-Washboard du pianiste Louis Mazetier et du tromboniste Daniel Barda.

Jeudi 15 août, au théâtre de plein air de la salle des fêtes de La Palun, le pianiste français Pierre Christophe et son quartet rendront un hommage à Erroll Garner, monument de swing trop rarement célébré.

Le pianiste français Pierre Christophe.

Le vendredi 16 août, toujours à La Palun, deux des plus grandes stars françaises du jazz, Michel Portal et Bernard Lubat, duo tout à la fois explosif, tendre, drôle et swinguant, seront à leur tour sur la scène du théâtre de plein air.

Michel Portal et Bernard Lubat, un duo exploisif à La Palun le vendredi 16 août.

Ils seront précédés par le collectif Akpé Motion, quartet aux confins du jazz, du rock et de la World music, qui s’est déjà produit sur les cinq continents et dont le dernier CD sortira en juin 2013. Cette soirée sera, à coup sûr, le moment fort de Parfum de Jazz 2013.

Le collectif Akpé Motion avec alain Brunet à la trompette.

A moins que ce ne soit l’ultime soirée buxoise, le lendemain samedi 17 août, toujours à La Palun : Une soirée cubaine débutera par  la projection en avant première du documentaire : « Paroles de cubains » et se poursuivra avec la performance des dix chanteurs et musiciens de « Cuba Paname ».  Une chaude soirée en perspective !

Une chaude soirée cubaine en perspective le samedi 17 août au Buis avec les chanteurs et musiciens de « Cuba Paname ».

Le traditionnel concert en faveur de la lutte contre la mucoviscidose se déroulera le mardi 20 août à 19h à Saint-Ferréol-Trente-Pas. Puis, Parfum de Jazz prendra ses quartiers en terre Tricastine pour une seconde semaine de festival.

Soirée Ray charles avec Philippe Koury est ses « Railets »

Deux soirées sont programmées à La Garde Adhémar le 21 et 22 août : La première le mercredi 21 août sera dédiée à Ray Charles dont la musique sera réincarnée par Philippe Khoury et ses dix chanteurs et musiciens.  La seconde jeudi 22 août ira à la recherche des origines africaine du jazz avec le World Kora Trio et le quartet du chanteur camerounais Patrick Bebey.

Le World Kora Trio

Deux formations d’une belle originalité: le World Kora Trio est constitué de Cherif Soumano joueur de Kora et du percussionniste vocaliste Jean-Luc Di Fraya. Quant au chanteur camerounais Patrick Bebey à la voix chaude et profonde, il multiplie les collaborations avec notamment: Miriam Mabeka, Papa Wemba ou encore Lokua Kanza…

Le chanteur camerounais Patrick Bebey.

 Et le festival se clôturera par deux concerts exceptionnels à St Paul-Trois-Châteaux. Le vendredi 23,  la chanteuse China Moses, la fille de Dee Dee Bridgwater, une showwoman d’exception  sur toutes les scènes de jazz du monde,  y présentera son quintet et la sortie d’un nouveau CD.

La chanteuse China Moses, la fille de Dee Dee Bridgwater.

Enfin le samedi 24, la place Castellane à St Paul accueillera le trio de Jazz manouche des frères Boulou et Elios Ferre. Ces dignes héritiers de Django Reinhardt, formidables virtuoses de la guitare manouche, seront accompagnés par le contrebassiste non moins virtuose Pierre Boussaguet.

Les frères Boulou et Elios Ferre.

Oui, décidément, le parfum de Jazz 2013 s’annonce festif et swinguant ! et pour en savoir plus, il suffit d’aller sur le site du festival : www.parfumdejazz.com/

Alain Bosmans
Article partiellement paru dans le Dauphiné du 3 mai 2013.

LA PASSION DEVORANTE DES ORCHIDEES

+ Pendant deux jours, des centaines de fleurs fascinantes furent exposées dans la salle des Fêtes de La Palun au milieu d’une végétation exubérante et une mise en scène raffinée.

Pour sa onzième édition l’exposition « Orchidées Passions », organisée cette année par l’association du même nom en partenariat avec la commune et la maison des plantes de Buis les Baronnies, a connu une véritable consécration en accueillant durant le week-end du 2 et 3 mars plus de 2000 visiteurs dans la salle des fêtes de La Palun. Pour les spécialistes de cette fleur magique, l’exposition orchidologique de Buis devient l’une des plus importantes manifestations de ce type dans le sud de la France et sans doute la plus raffinée en terme de mise en scène des fleurs.

Sur une vaste estrade au milieu de la salle, une micro jungle rocheuse traversée d’un cour d’eau est reconstituée.

Au centre de la salle sur une vaste estrade, quelques 230 orchidées d’une centaine d’espèces, dont certaines particulièrement rares, étaient harmonieusement disposées au milieu d’une exubérante végétation, reconstituant sur 50m2 une micro jungle rocheuse traversée d’un cour d’eau. Les orchidées de toutes espèces provenaient des collections particulières et des serres professionnelles de plusieurs spécialistes de la région. Notamment celles du collectionneur mollanais Patrice Jeudy, et surtout celles de Joël Jack, horticulteur spécialiste de cette fleur à Sanary (Var).

Le collectionneur mollanais Patrice Jeudy fut l’un des maitres d’œuvre de cette magnifique exposition.

Entourant le podium central, différents stands d’exposition-vente d’orchidées et de plantes rares (vanille de Madagascar, plantes aériennes épiphytes, cactus et succulentes) ainsi que des produits de l’artisanat liés aux orchidées (bijoux, soieries, modelages, émaux) suscitèrent pendant deux jours le vif intérêt d’un public de passionnés venus parfois de fort loin pour admirer cette magnifique fête de l’orchidée.

Vendus en pots, les orchidées de Joël Jack, horticulteur à Sanary, connurent un franc succès.

Il est vrai que la famille des orchidées, qui compte quelques 30 000 espèces botaniques naturelles et plus de 100 000 hybrides créés par l’homme, est la famille de plantes à fleurs probablement la plus fascinante qui existe par la richesse et la diversité de ses variétés.

Quand l’orchidée devient bijou avec Valérie Lavault qui recouvre d’or pur des orchidées fraichement cueillis.

Au cours de l’inauguration, la présidente de l’association « Orchidées Passions » Marylène Barnouin ne cachait pas sa satisfaction devant « ce véritable renouveau de l’exposition ». Elle remerciait vivement ceux qui y auront contribué, « à commencer par la commune de Buis les Baronnies, son maire et ses services techniques, ainsi que la vingtaine de bénévoles de l’association qui n’auront pas ménagé leurs efforts ».

L’inauguration s’est déroulée en présence du maire Jean Pierre Buix, du vice président du conseil régional Michel Grégoire, du président de la maison des plantes Georges Mochot et de la présidente de l’association « Orchidées Passions » Marylène Barnouin.

Jean Pierre Buix de son coté déclarait souhaiter donner toute sa place à l’orchidée parmi les plantes et productions agricoles des Baronnies. Le village qui abrite dans ses murs La Maison des Plantes ne pouvait en effet manquer d’accueillir cette fleur magique, aux métamorphoses étonnantes, et de proposer au public un spectacle botanique de très haute gamme. « Pour la première fois, la manifestation, qui se tenait habituellement à Mollans, s’est déplacée sur Buis et nous lui avons ouvert tout grand les bras en mettant à sa disposition l’espace de la Palun et la collaboration des services municipaux », expliquait le maire. « Après le tilleul, l’olive, la vigne et la lavande, Buis est heureux de pouvoir célébrer, désormais chaque année, l’une des plus belles fleurs du monde. La venue d’Orchidée Passion au Buis prouve que la région est bénie des Dieux et qu’au-delà des querelles politiques, la collaboration entre la population des 2 bourgs est exemplaire ».

Alain BOSMANS
Article partiellement paru dans le Dauphiné Libéré du 4 mars 2013

Se déroulant pour la première fois au Buis, l’exposition « Orchidées Passion » aura attiré plus de 2000 visiteurs.

La GRATIFERIA fait un tabac au Buis

A Buis les Baronnies dimanche, le Mille Club n’a pas désempli à l’occasion de la première Gratiféria buxoise.

Il y a dans le remarquable succès de la « Gratiféria » ou « Marché Gratuit » qui s’est tenue dimanche à Buis les Baronnies, un indiscutable signe des temps !

 Plusieurs centaines de personnes ont, d’une manière ou d’une autre, participé dimanche 3 février,  toute la journée dans la salle du foyer J.J. Coupon, à cette première « Gratiféria » buxoise, à ce premier marché 100 % gratuit dans lequel chacun donne ce qu’il a de superflu et prend ce dont il a besoin sans aucun échange d’argent. Le principe est simple : « Donnez ce qui vous plait – Prenez ce dont vous avez besoin ».

L’idée répond à une nouvelle tendance anti-conso qui vise à se débarrasser de possessions matérielles devenues inutiles, afin qu’elles circulent et profitent à d’autres. Il s’agit aussi de donner sans rien attendre en retour, pour que plaisir d’offrir ne rime pas avec consommation. La Gratiféria est aussi un lieu de rencontres collectives autour d’un concept gentiment subversif qui brise les dogmes de la société de consommation et séduit les adeptes de la décroissance.

 

 Son but premier est la promotion de la gratuité (ou de la circulation des biens dans un cadre non-marchand). En ce sens, organiser une Gratiféria est un acte militant en soi. Chacun peut se servir sans se soucier des questions financières. Il est clair que pour les personnes et familles en difficulté, l’organisation d’une Gratiféria est une aubaine. Mais ils ne sont pas les seules à être séduit par le concept. A Buis les Baronnies dimanche dernier, une large palette de la population, toutes classes sociales confondues, a pu profiter de ce système alternatif.

Gilles Pascal (à gauche) et la joyeuse équipe du Comité culturel et festif de Reilhanette sont les initiateurs des marchés gratuits dans la région.

« Le succès de notre initiative dépasse de loin nos attentes » confie Gilles Pascal l’initiateur du projet avec son équipe du Comité culturel et festif de Reilhanette. « Le nombreux public buxois venu dimanche nous rencontrer a prouvé qu’il y a aujourd’hui dans nos régions une vraie demande de gratuité… Et nous comptons bien essaimer prochainement des petites Gratiférias dans plusieurs villages de la région…. » Des demandes se sont d’ailleurs déjà exprimées à Mollans sur Ouvèze, Montbrun les Bains, Simiane, St Jean de Sault et même sur Avignon …

  Nées en Argentine en 2010, les Gratiférias se sont développées dans plusieurs pays voisins d’Amérique latine, ont grandi aux Etats Unis et au Canada et ont débarqué l’année dernière sur le vieux continent. Dans la région, le Comité culturel et festif de Reilhanette fut le premier à s’emparer de l’idée et une première Gratiféria organisée le 2 décembre dernier à Reilhanette devait connaître un succès immédiat.

Le 2 décembre 2012, une première Gratiféria était organisée avec succès dans le village de Reilhanette.

C’est que ces marchés gratuits sont faciles à mettre en œuvre. Ils sont annoncés à l’avance sur Facebook, par e-mail ou avec quelques affiches. Il suffit alors de trouver un lieu public, d’avoir l’accord de la commune et de faire respecter certaines règles de conduites : Ventes et échanges y sont absolument prohibés. Tout doit être gratuit ! Les objets doivent être en bon état et être repris le soir s’ils n’ont pas trouvé preneur. Et bien sûr un minimum de civilité est requis (ne pas venir par exemple en camionnette pour tout embarquer à la première heure…). Aux objets qui se trouvent habituellement sur un marché d’occasion, tels que vêtements, livres, jouets, meubles, vaisselles, appareils électroniques, légumes du potager, etc., peuvent venir s’ajouter des biens immatériels : propositions de services, d’offre de savoir, de cours, d’aide ponctuelle. Piquenique partagé et animations diverses sont habituellement au programme de la journée.

Pour en savoir plus : Gilles Pascal, 06 60 49 42 51 – http://www. fedetcc.orgwww.facebook.com/gilles.pascal2

 Alain BOSMANS
Article partiellement paru dans le Dauphiné Libéré du 7 février 2013

Rencontre avec Etienne Rivette, le pèlerin de « Randouvèze »

Etienne Rivette, sportif accompli et fervent catholique continue de pratiquer régulièrement la randonnée dans les Baronnies avec ses amis de « Randouvèze ».

Lors de la tenue de l’assemblée générale de « Randouvèze » le 19 octobre dernier, son président Francis Guerbette signalait l’exploit peu commun d’un adhérent de l’association. Etienne Rivette, se rendant l’été dernier en pèlerinage à St-Jacques-de-Compostelle (Espagne) et Fatima (Portugal) a parcouru, sac au dos, plus de 2200 km à pied.

Parti en solitaire de Buis le 5 juillet, Etienne Rivette a tout d’abord rejoint Arles pour emprunter le principal « Chemin de Compostelle » du sud de la France. Muni du carnet du pèlerin (La Créanciale), parcourant 20 à 40 km par jour, chargé d’un sac à dos de 10 kg et séjournant dans les gîtes d’étapes qui jalonnent le parcours, le marcheur buxois traversa St Gilles, Montpellier, St Guilhem, Toulouse, Auch, Pau et Oloron Ste Marie avant de rejoindre en Espagne le « Camino Frances » par le col du Somport, Burgos et Léon.

Marchant seul ou en compagnie de pèlerins de plus en plus nombreux à l’approche du but, Etienne Rivette atteignait le 6 septembre le sanctuaire de St Jacques où il obtenait « La Compostela » ou certificat de pèlerinage. Il avait parcouru quelques 1500 km en 60 jours de marche.

le sanctuaire de St Jacques-de-Compostelle atteint après 60 jours de marche.

Après être resté 6 jours à St Jacques, Etienne Rivette, conscient d’être porté par le mysticisme et la dimension religieuse de cette démarche autant que par la recherche de soi dans l’effort, décidait alors de poursuivre sa longue marche solitaire en entamant un second pèlerinage chrétien vers Fatima. Et c’est le 6 octobre, après avoir parcouru de nouveau 400 km à pied, qu’il atteignait le sanctuaire de Notre Dame de Fatima au centre du Portugal.

La basilique du sanctuaire de Fatima

L’étonnant parcours d’un randonneur « Routard »

Originaire de Normandie où il aura fait la plus grande partie de sa carrière professionnelle dans l’entreprise de transport routier de sa famille, Etienne Rivette confie avoir contracté le goût de la marche à pied à travers les nombreux voyages de « routard » qu’il aura entrepris tout au long de sa vie. Des voyages qui l’auront mené à la découverte de nombreuses régions de France et d’Europe, mais aussi d’Amérique latine et d’Asie et jusque dans le pacifique où il devait rencontrer Jacques Brel aux Marquises… Sportif accompli, amateur de VTT, pratiquant régulièrement la course à pied de fond et demie fond, (courses hors stade, trails et semi marathons), Etienne arrive en VTT pour la première fois à Buis en 1992 et éprouve le coup de foudre pour les Baronnies. Il y reviendra régulièrement tous les ans pour y pratiquer la randonnée et des travaux saisonniers (vendanges, récoltes d’abricots, olives, …) jusqu’en 2007 où il s’installe définitivement à Buis pour y attendre la retraite prise l’année dernière à 65 ans.

Etienne Rivette, devenu buxois en 2007. (photo JMG)

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage catholique, dont le but est d’atteindre le tombeau légendaire de l’apôtre Saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de la capitale de la Galice espagnole. Mis en place au début du IXe siècle, le pèlerinage de Compostelle devient, à partir du XIe siècle, l’un des trois grands pèlerinages de la Chrétienté médiévale (avec ceux de Jérusalem et de Rome).

 

Les chemins de Compostelle

 Un chemin de Compostelle est bien identifié en Espagne, « le Camino Francés ». En France, des chemins de Saint-Jacques (4 principaux au départ de Paris, Vézelay, Le Puy et Arles) ont été tracés par la Fédération française de randonnée pédestre à partir du début des années 1970. Ils ont été déclarés en 1987 « Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l’Europe et attirent chaque année un nombre croissant de pèlerins en provenance des 4 coins du monde. Près de 100 000 pèlerins ont demandé à recevoir la « Compostela » en 1999 et près de 200 000 en 2004. Le pèlerinage est également devenu une randonnée célèbre, où les marcheurs croisent les amateurs d’art roman.

 Les coquilles Saint-Jacques

 Les pèlerins en route vers St Jacques-de-Compostelle avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu’ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d’où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe qu’à l’issue du voyage c’était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle est toujours l’un des attributs reconnaissables du pèlerin.

La coquille Saint-Jacques, symbole du pélerinage de compostelle jalonne les chemins qui y mènent…

Le pèlerinage de Fatima

 En 1947, quelques 80 ans après Lourdes, Fatima au centre du Portugal, est devenu un lieu de pèlerinage catholique très populaire. Il a pour origine, comme à Lourdes, les apparitions de la Sainte Vierge à 3 enfants. Ces apparitions ont donné naissance au sanctuaire de Notre-Dame de Fátima et à la construction d’une immense basilique.

Le pèlerinage de Fatima se déroule tous les 13 de chaque mois, et plus particulièrement le 13 mai, anniversaire de la première apparition, et le 13 octobre, anniversaire du phénomène solaire de la dernière apparition en 1917. La ferveur populaire y est considérable et chaque année le 13 mai la vierge de Fatima attire des centaines de milliers de pèlerins. Les grandes processions au flambeau, qui se font de nuit, sont très impressionnantes.

Alain Bosmans
Article partiellement paru dans le Daupjiné Libéré du samedi 20 octobre 2012.

BUIS LES BARONNIES : MAGNIFIQUE SUCCES DE LA FÊTE DE LA BIERE ET DES JUMELAGES

Enrico Macias a bien raison : « Les gens du Nord ont dans le cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors… » Et les trois jours de fête de la bière et de jeux européens « Inter-Villages » organisés au Buis en ce week-end de l’Ascension sous les auspices du double jumelage de Buis avec les communes de Gomadingen en Allemagne et celle de Waimes en Belgique, en donnèrent une formidable démonstration.

Jeudi soir, les officiels lancent les festivités: de gauche à droite: Sophie Brunet, Georges Mochot et Eléonore Will, présidents des comités de jumelage buxois, Albrecht Luther et Isabelle Fortamps présidents des comités de jumelage à Gomadingen et Waimes, Klemens Betz, Jean Pierre Buix, Albert Mathonet respectivement maires des communes de Gomadingen, Buis les Baronnies et Waimes, Michel Grégoire et Marie Claire Cartagéna

Préparée au Buis depuis plus d’un an par la mairie et les comités de jumelage de la commune avec Gomadingen et Waimes, la fête des jumelages a débuté jeudi soir 17 mai, jour de l’Ascension, dans la salle des fêtes de la Palun, par une très joyeuse réception des deux importantes délégations belge et allemande, arrivées en car en fin d’après midi.

Quelques 250 couverts ont été servis jeudi soir dans la salle des Fêtes

Au total quelques 250 personnes (82 français, 74 belges et 92 allemands) ont partagé dans une très chaleureuse ambiance un premier repas gastronomique. Les jeunes danseuses de l’école de danse « Tendance » de Christine Orso présentaient sur scène un charmant spectacle, tandis que des jeux, quizz et animations diverses ponctuaient la soirée.

le maire de Gomadingen Klemens Betz et celui de Buis Jean Pierre Buix pendant la parade des fanfares.

Une météo peu provençale pour commencer

 Vendredi matin, c’est sous une pluie fine mais persistante qu’une cinquantaine de randonneurs belges et allemands, accompagnés des amis de « Randouvèze », partirent à la découverte du « Tour du St Julien » et du circuit du « Chevalet ». C’est aussi sous la pluie que l’exposition internationale d’artistes (peintures, sculptures et mosaïques) commença à se tenir dans les jardins de l’hôtel de ville. Devant le désastre qu’annonçait cette exposition de peinture à l’eau, les artistes se mettaient à l’abri de la salle du foyer J.J. Coupon.

Le groupe folklorique buxois des "Parpaioum" a dansé dans les rues du village sur la musique de la Banda Musicale Valentinoise.

 Une inoubliable fête de la bière au pays du vin

En fin d’après midi, sous un soleil provençal revenu, la première soirée de fête de la bière jamais organisée dans les Baronnies, fut lancée par un formidable défilé folklorique et musical qui traversa les ruelles du village dans une ambiance carnavalesque. En tête les 3 maires précédaient la Banda Musicale Valentinoise et le groupe folklorique buxois des « Parpaioum ». La fanfare allemande qui suivait aux accents martiaux et à la rigoureuse discipline, contrastait avec l’étonnant big band belge qui fermait la marche en faisant follement danser leurs compatriotes du groupe « Les Mineux d’Aredje ».

Un super Big Band Belge dans les rues de Buis

La fête de la bière proprement dite se déroula jusqu’à 3 heures du matin dans la salle des fêtes de La Palun (météo oblige). Elle fut animée par les fanfares de Waimes, de Gomadingen et l’atelier musical de « Notes en Bulle ». La bière quant à elle, bière allemande, bière belge, mais aussi bière française avec la brasserie artisanale de Nyons « La Grihète », coula à flot toute la soirée dans des gosiers uniformément européens.

Chaude ambiance sur la place aux herbes

Des jeux inter-villages endiablés

Trois équipes de 15 joueurs chacune: L’équipe buxoise était en bleu. Les allemands en blanc les belges en rouge. Les trois équipes ont formé pour la photo le drapeau tricolore.

Les festivités se poursuivaient samedi avec la tenue toute la journée sur la place des arcades d’un marché de produits régionaux et artisanaux. Une conférence internationale sur le thème du développement durable était donnée dans la salle du cinéma. Les « Jeux Euro-Trio » se déroulèrent dans l’après midi sur la digue sud dans une très joyeuse ambiance et devant un public nombreux.

l’équipe buxoise se classera en seconde position devant l’équipe allemande aprés le craché de noyau gagné par Klemens Betssur Jean Pierre Buix

Après 4 heures de joutes endiablées qui demandaient aux 3 équipes villageoises de 15 joueurs chacune, autant d’adresse que de force (jeu de la corde à tirer, de la buche à scier, de la brouette, du parcours synchronisée à ski, de la course des garçons de café, …), les équipes allemandes et françaises se retrouvaient premières ex aequo devant la Belgique.

Des jeux Intervillages qui demandaient autant de force que d’adresse.

Pour les départager, les deux maires durent s’affronter au jeu du cracher de noyaux … Et, contre toute attente, c’est celui de Gomadingen qui l’emportait, offrant la victoire à l’équipe allemande.

Les pompom girls d’Isabelle Bontempelli ont encouragé les équipes des trois villages

Après la remise des médailles à chacun, la seconde soirée de la fête de la bière se déroulait cette fois-ci en plein air sur la place du Quinconce. Plusieurs centaines de personnes des 3 communes y étaient réunies autour de tables et de futs de bière servie à la pression. Les uns partagèrent de joyeux instants d’une convivialité internationale aux accents de la fanfare de Waimes, les autres suivirent avec passion et sur grand écran, le match de l’équipe du Bayern de Munich en finale de coupe d’Europe de foot. Ceux là se consolèrent bien vite du résultat en absorbant moult chopes de bière bavaroise …

Plus de 300 personnes des 3 communes étaient réunis samedi soir sur la place du Quinconce pour une dernière fête de la bière

Coups de chapeau pour un pari gagné

Le jumelage en fête dans les rues de Buis

Organiser une fête de la bière au fin fond des Baronnies ; réunir pendant 3 jours, 3 villages, 3 cultures, 3 drapeaux autour d’un programme commun ; fêter l’Europe des peuples, des cultures et des villages au nom d’une même gémellité… Tout ceci constituait un drôle de défi. Succès sur toute la ligne et pari gagné pour les organisateurs auxquels il convient de tirer aujourd’hui un sacré coup de chapeau et d’adresser de vifs remerciements : Au maire Jean Pierre Buix qui y mis toute son énergie, à Sophie Brunet qui coordonna pendant des mois depuis la mairie l’ensemble de la manifestation, aux présidents des 2 comités de jumelage buxois Georges Mochot et Eléonore Will et au président de l’Office de Tourisme du pays de Buis Eric Fraipont qui auront tous pu compter sur le formidable travail réalisé par les employés de la mairie et la mobilisation des très nombreux bénévoles des 2 comités.

Les belges du groupe « Les Mineux d’Aredje » et leur drôle de fanfare jazzique furent les champions pour l'ambiance et la bonne humeur.

Alain BOSMANS
Articles et photos partiellement paruS dans le Dauphiné Libéré des 19, 20 et 21 mai.