LA VIA FERRATA DU ST JULIEN VEDETTE D’UN FESTIVAL DU VERTIGE ET DE L’EXTREME

En dépit d’une exceptionnelle concentration de stars de l’alpinisme et des sports extrêmes, la véritable vedette de la première édition du festival « Ciné Buis’Sport Nature » fut la Via Ferrata du St Julien, l’une des plus spectaculaires d’Europe, bientôt accessible au public.

Buis au rendez-vous des stars de la grimpe

Le festival « Ciné Buis’Sport Nature », qui s’est déroulé au Buis du vendredi 11 au dimanche 13 octobre aura alterné pendant 3 jours la présentation des principales activités sportives de pleine nature offertes dans les Baronnies et la projection de films et reportages relatifs à des sports de l’extrême.

Catherine Destivelle, considérée comme l’une des plus brillante alpinistes/grimpeuses au monde anima la soirée autour de son film « Au-delà des cimes ».

Pendant 3 jours, chacun put y côtoyer plusieurs des plus grands noms de l’alpinisme français, des aventuriers de l’extrême ou des cinéastes sportifs spécialistes de l’escalade. La très populaire alpinistes/grimpeuses Catherine Destivelle, l’alpiniste et aventurière française Laurence de la Ferrière, le champion du monde d’escalade Arnaud Petit ou encore le réalisateur Bertrand Delapierre, s’y étaient donné rendez vous pour animer la manifestation.

Laurence de la Ferrière dans la salle des fêtes de La Palun a longuement parlé de l’extraordinaire exploit qu’elle réalisa en 1999 en traversant seul le continent Antarctique.

Mais en dépit de cette exceptionnelle concentration de stars, la véritable vedette du festival fut sans nul doute la nouvelle Via Ferrata du St Julien (en cours d’achèvement), qui court le long de la face septentrionale de la célèbre lame rocheuse dominant le village.

Le grimpeur français Arnaud Petit (à droite) et le réalisateur Bertrand Delapierre ont présenté à La Palun plusieurs spectaculaires courts-métrages d’escalade.

Pendant deux jours, quelques chanceux (près de 200 quand même) purent, en avant première, découvrir celle qui deviendra bientôt l’une des plus spectaculaires Via Ferrata d’Europe.

Portrait d’une dame de fer

Accompagnées des quatre guides des Baronnies, prés de 200 personnes enthousiastes ont parcouru la première section (qui en comptera cinq) de la via ferrata du St Julien.

Aboutissement d’un projet mené pendant près de 10 ans avec obstination par la commune qui dut faire face à d’innombrables difficultés (on se souvient des soucis causés par un certain « petit choux »), la via Ferrata du St Julien sera bientôt ouverte au public dans toute sa longueur, dans toute sa splendeur. Les travaux d’installation du dernier tronçon sont en cours de finition, on parle d’une inauguration en fin d’année et d’une ouverture au public début 2014. En attendant, ceux qui, exceptionnellement, ont put en parcourir le premier tronçon durant ce week-end ne tarissent pas d’éloges.

Le tracé défit l’abime et surplombe de somptueux panoramas.

La nouvelle « voie de fer » comportera cinq tronçons de difficultés différentes pouvant être parcouru indépendamment. Au total, 1700 m d’un parcours qui couvre l’ensemble des arêtes de la face nord du rocher, 700 m de dénivelé, jusqu’à 100 m de hauteur, plusieurs ponts dont l’un de 38 m de longueur et un point culminant à 763 m.

Sur les parois du St Julien, les amateurs de grimpe se sont régalés.

Le tracé qui défit l’abime et surplombe en permanence de somptueux panoramas nécessitera 6 à 7 heures pour les plus expérimentés et rares seront ceux qui pourront le parcourir dans une seule journée. Selon les spécialistes, ce sera l’une des plus longues et spectaculaires Via Ferrata d’Europe. De quoi booster l’enthousiasme du maire Jean-Pierre Buix qui parle déjà de pouvoir attirer 15 000 visiteurs la première année de fonctionnement.

Bien qu’ayant couté 600 000 € à la collectivité (subventionné à 50 % par la région et le département), elle sera en accès libre. Un accès qui sera donc gratuit mais évidemment soumis à réglementation.

Le guide des Baronnies Joël Mailhet (à gauche) au départ du premier groupe venu découvrir la nouvelle via Ferrata du St Julien.

De nombreux panneaux d’information seront mis en place détaillant les conditions d’accès (âge, équipement), ainsi que les possibilités de location de matériel et d’accompagnement. Les quatre guides des Baronnies (Joël Mailhé, Eric Leininger, Franck Mosacatello et Fabrice Biraghi), qui ont déjà ouvert au 59 de l’allée des platanes un magasin « Baronnies Sports », proposeront à la location les équipements (casques, baudriers, mousquetons, longes absorbantes) nécessaires au parcours des différents tronçons ainsi que des prestations pour accompagner les groupes et individus. Il faudra compter entre 15 et 20 € pour la location de l’équipement (à ceux qui n’auraient pas le leur) et de 25 à 50 € pour l’accompagnement d’un guide selon la durée de la prestation.

 Alain Bosmans (avec les photos d’Arthur Bosmans)

Rencontre avec Etienne Rivette, le pèlerin de « Randouvèze »

Etienne Rivette, sportif accompli et fervent catholique continue de pratiquer régulièrement la randonnée dans les Baronnies avec ses amis de « Randouvèze ».

Lors de la tenue de l’assemblée générale de « Randouvèze » le 19 octobre dernier, son président Francis Guerbette signalait l’exploit peu commun d’un adhérent de l’association. Etienne Rivette, se rendant l’été dernier en pèlerinage à St-Jacques-de-Compostelle (Espagne) et Fatima (Portugal) a parcouru, sac au dos, plus de 2200 km à pied.

Parti en solitaire de Buis le 5 juillet, Etienne Rivette a tout d’abord rejoint Arles pour emprunter le principal « Chemin de Compostelle » du sud de la France. Muni du carnet du pèlerin (La Créanciale), parcourant 20 à 40 km par jour, chargé d’un sac à dos de 10 kg et séjournant dans les gîtes d’étapes qui jalonnent le parcours, le marcheur buxois traversa St Gilles, Montpellier, St Guilhem, Toulouse, Auch, Pau et Oloron Ste Marie avant de rejoindre en Espagne le « Camino Frances » par le col du Somport, Burgos et Léon.

Marchant seul ou en compagnie de pèlerins de plus en plus nombreux à l’approche du but, Etienne Rivette atteignait le 6 septembre le sanctuaire de St Jacques où il obtenait « La Compostela » ou certificat de pèlerinage. Il avait parcouru quelques 1500 km en 60 jours de marche.

le sanctuaire de St Jacques-de-Compostelle atteint après 60 jours de marche.

Après être resté 6 jours à St Jacques, Etienne Rivette, conscient d’être porté par le mysticisme et la dimension religieuse de cette démarche autant que par la recherche de soi dans l’effort, décidait alors de poursuivre sa longue marche solitaire en entamant un second pèlerinage chrétien vers Fatima. Et c’est le 6 octobre, après avoir parcouru de nouveau 400 km à pied, qu’il atteignait le sanctuaire de Notre Dame de Fatima au centre du Portugal.

La basilique du sanctuaire de Fatima

L’étonnant parcours d’un randonneur « Routard »

Originaire de Normandie où il aura fait la plus grande partie de sa carrière professionnelle dans l’entreprise de transport routier de sa famille, Etienne Rivette confie avoir contracté le goût de la marche à pied à travers les nombreux voyages de « routard » qu’il aura entrepris tout au long de sa vie. Des voyages qui l’auront mené à la découverte de nombreuses régions de France et d’Europe, mais aussi d’Amérique latine et d’Asie et jusque dans le pacifique où il devait rencontrer Jacques Brel aux Marquises… Sportif accompli, amateur de VTT, pratiquant régulièrement la course à pied de fond et demie fond, (courses hors stade, trails et semi marathons), Etienne arrive en VTT pour la première fois à Buis en 1992 et éprouve le coup de foudre pour les Baronnies. Il y reviendra régulièrement tous les ans pour y pratiquer la randonnée et des travaux saisonniers (vendanges, récoltes d’abricots, olives, …) jusqu’en 2007 où il s’installe définitivement à Buis pour y attendre la retraite prise l’année dernière à 65 ans.

Etienne Rivette, devenu buxois en 2007. (photo JMG)

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage catholique, dont le but est d’atteindre le tombeau légendaire de l’apôtre Saint Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de la capitale de la Galice espagnole. Mis en place au début du IXe siècle, le pèlerinage de Compostelle devient, à partir du XIe siècle, l’un des trois grands pèlerinages de la Chrétienté médiévale (avec ceux de Jérusalem et de Rome).

 

Les chemins de Compostelle

 Un chemin de Compostelle est bien identifié en Espagne, « le Camino Francés ». En France, des chemins de Saint-Jacques (4 principaux au départ de Paris, Vézelay, Le Puy et Arles) ont été tracés par la Fédération française de randonnée pédestre à partir du début des années 1970. Ils ont été déclarés en 1987 « Premier itinéraire culturel » par le Conseil de l’Europe et attirent chaque année un nombre croissant de pèlerins en provenance des 4 coins du monde. Près de 100 000 pèlerins ont demandé à recevoir la « Compostela » en 1999 et près de 200 000 en 2004. Le pèlerinage est également devenu une randonnée célèbre, où les marcheurs croisent les amateurs d’art roman.

 Les coquilles Saint-Jacques

 Les pèlerins en route vers St Jacques-de-Compostelle avaient pour coutume de rapporter comme témoignage de leur voyage des coquilles de pectens, qu’ils fixaient à leur manteau ou à leur chapeau, d’où le nom de coquilles Saint-Jacques donné par la suite à ces mollusques. La coquille Saint-Jacques était le signe qu’à l’issue du voyage c’était un homme nouveau qui rentrait au pays. Elle est toujours l’un des attributs reconnaissables du pèlerin.

La coquille Saint-Jacques, symbole du pélerinage de compostelle jalonne les chemins qui y mènent…

Le pèlerinage de Fatima

 En 1947, quelques 80 ans après Lourdes, Fatima au centre du Portugal, est devenu un lieu de pèlerinage catholique très populaire. Il a pour origine, comme à Lourdes, les apparitions de la Sainte Vierge à 3 enfants. Ces apparitions ont donné naissance au sanctuaire de Notre-Dame de Fátima et à la construction d’une immense basilique.

Le pèlerinage de Fatima se déroule tous les 13 de chaque mois, et plus particulièrement le 13 mai, anniversaire de la première apparition, et le 13 octobre, anniversaire du phénomène solaire de la dernière apparition en 1917. La ferveur populaire y est considérable et chaque année le 13 mai la vierge de Fatima attire des centaines de milliers de pèlerins. Les grandes processions au flambeau, qui se font de nuit, sont très impressionnantes.

Alain Bosmans
Article partiellement paru dans le Daupjiné Libéré du samedi 20 octobre 2012.

Plein feu sur le développement du sport dans les Baronnies

De gauche à droite : Gérard Coupat, Jérôme Louvet, Marie Claire Cartagéna Pierre-Jean Veyret, Gilberte Brémond, Jean Pierre Hommage et Jean Pierre Buix

Un aréopage de personnalités concernées par le développement des sports de pleine nature dans les Baronnies ont participé le 18 octobre dernier dans le cloître de la résidence Escapade de Buis à une importante cérémonie inaugurale. Accueillis par le maire Jean Pierre Buix, son adjointe Gilberte Brémond et la conseillère générale Marie Claire Cartagéna, le vice président du conseil général en charge des sports et de la jeunesse Pierre-Jean Veyret était venu de Valence accompagné de son chef de service Nicolas Gomoro, du président du comité départemental montagne et escalade Jérôme Louvet et du président du comité départemental des courses d’orientation Gérard Coupat.

Il s’agissait, devant un parterre de présidents et responsables d’associations sportives des Baronnies, d’inaugurer officiellement l’édition du guide de « l’Escalade en Drôme Provençale » et de « l’Espace Sports d’Orientation » (ESO) récemment mis en place au cœur même du village de Buis. Créé par le comité départemental de course d’orientation, en partenariat avec le conseil général et la commune, l’Espace Sports d’Orientation de Buis est le 16ème ESO de la Drôme, et le premier à être situé entièrement à l’intérieur d’une cité.

L’assistance était composée de responsables des principales associations sportives des Baronnies

Après avoir souligné le dynamisme des activités de sports de pleine nature dans les Baronnies en général et au Buis en particulier, Pierre-Jean Veyret rendait hommage à tous ceux qui avait participé à la création de cet ESO ainsi qu’à l’édition remarquable du premier guide complet de « l’Escalade en Drôme Provençale », véritable bible du grimpeurs et élément essentiel du développement de ce sport et de sa pratique sur ce territoire.

Prenant la parole, le responsable du comité d’organisation de la Buiscyclette, Jean Pierre Hommage, annonçait la création, dans le cadre du centre de vacances Escapade de Buis, d’une base de VTT et cyclotourisme, labellisée par la Fédération Française de Cyclotourisme, capable de renforcer l’attrait touristique des Baronnies pour les amateurs de la petite reine.

Enfin, le maire de la commune Jean Pierre Buix évoquait l’avancement du projet de création d’une Via Ferrata sur la face nord du Saint Julien. Longtemps retardé par la présence sur le parcours d’une espèce végétale protégée, le projet semble maintenant sur le point d’aboutir et devrait voir le jour à la fin 2012 ou début 2013.

Alain BOSMANS
Article paru dans le Dauphiné Libéré du 22 octobre 2011

Pierre-Jean Veyret félicite Gérard Coupat en présence de Jérôme Louvet et Marie Claire Cartagéna

Blake devient le «Marathon dog» du Raid in France


C’est sur la place du Quinconce, envahie par les coureurs du « Raid in France » attendant jeudi 1er septembre en fin d’après midi la cérémonie de remise des prix, que Cathy Ducros propriétaire de la résidence de vacances de « La Honas » à La Rochette du Buis est venue récupérer son chien « Blake » devenu en 5 jours la mascotte de la course. Ce labrador de moins d’un an a l’habitude de suivre les randonneurs à pied ou en VTT qui sillonnent les alentours de la propriété de ses maitres qui doivent ainsi souvent aller le chercher fort loin de chez eux.
Mais le passage du fameux « Raid in France » dans les Baronnies semble lui avoir donné des ailes puisque c’est proche de St Nazaire le Désert à quelques 50 km à vol d’oiseau de « La Honas » que, dès dimanche soir, Blake prenait la piste de l’équipe de tête « Quechua ». Puis, changeant de compagnie, il se mettait pendant 2 jours dans les pas et dans les roues de l’équipe espagnole « Bimbache Extrem » jusqu’au contrôle du Poët en Percip où il arrivait épuisé mercredi soir. Enfin, après une nuit de repos en compagnie des contrôleurs, il reprenait la course jeudi matin jusqu’au Buis dans les pas de l’équipe « Lozère Sport Nature Power »…
Les raideurs étonnés et attendris par l’aventure lui donnaient aussitôt le surnom de « marathon dog » et furent nombreux à vouloir se faire photographier avec lui. Ci-dessous, il pose pour la postérité en compagnie de l’équipe espagnole « Bimbache Extrem » et de sa maitresse Cathy Ducros venue le récupérer.

Ils sont arrivés …

L’équipe franco-canadienne « Quechua.com » est arrivé à Buis les Baronnies hier jeudi 1er septembre à 5h22 du matin, franchissant en vainqueur la ligne d’arrivée, après 90 heures et 26 minutes d’une course hors norme à travers le Vercors et les Baronnies : « Le Raid in France 2011 ».
Le team Quechua, du nom de l’entreprise savoyarde concepteur de produits innovants spécialiste des sports de montagne, se caractérise depuis sa formation en 2003 par son extrême régularité dans les compétitions de Raid Nature au plus haut niveau mondial.
Il est composé de Rudy Gouy, capitaine de l’équipe, militaire à l’Ecole Militaire de Haute-Montagne de Chamonix, spécialiste de l’orientation et de la gestion de la vitesse. Laurent Fabre: militaire à l’Ecole Militaire de Haute-Montagne de Chamonix, guide de haute-montagne, spécialiste des épreuves de montagne, escalade, manipulations de cordes. Sandrine Monier: Institutrice, spécialiste du kayak, elle s’occupe plus particulièrement de la gestion horaire du raid, de la fatigue et du sommeil. Yves Billodeau, le canadien de l’aventure, préparateur et responsable des techniciens de l’équipe canadienne de ski de fond, spécialiste en navigation.
Harassés, fourbus, mais oh combien heureux, le team, déjà vainqueur de l’épreuve en 2007 et 2009, s’offre avec cette victoire le trophée du « Raid in France » réservé à la seule équipe ayant remporté 3 fois l’épreuve.
« Nous avons pris beaucoup de plaisir à traverser des paysages exceptionnels comme le Dévoluy et à découvrir les Baronnies » devait déclarer Rudy Gouy à l’arrivée. « On croit connaître son pays et pourtant, on est toujours émerveillé et surpris… Notre prochain objectif est la finale du championnat du monde en novembre, en Tasmanie, avant de ranger nos affaires et de retrouver les pistes de ski… ».
Toute la journée, derrière les quatre co-équipiers victorieux, les 35 équipes (dont seulement 7 qui auront parcouru l’ensemble du circuit) arrivaient successivement au Buis où, sur le podium de la place du Quinconce, ils étaient accueillis par le maire Jean Pierre Buix.

Des lauriers pour les raideurs

La quatrième édition du « Raid In France » dont le départ fut donné à Buis dimanche dernier à l’aube s’est clôturé jeudi soir 1er septembre sur la place du Quinconce où les quelques 200 raideurs, entourés de dizaines de bénévoles ayant participé à l’organisation, se retrouvaient pour la cérémonie de remise des prix. En présence du maire Jean Pierre Buix et de la conseillère générale Marie Claire Cartagéna, le fondateur et directeur de la course Pascal Bahuaud remettait à chaque membre de chaque team, dans l’ordre inverse de leur arrivée, le trophée souvenir d’une des compétitions françaises les plus rudes et prestigieuses de cette discipline.
C’est finalement l’équipe franco canadienne « Quechua » qui l’emportait après 5 jours de course d’une rare intensité devant les ukrainiens du team OS Direct Adventure en seconde position, les danois de Daredevils Adventure team 3ème, les norvégiens de Merrell Haglofs Multimania 4ème et le Vaucluse Adventure Evasion d’Okisport en cinquième position.
Couverts de lauriers ou simplement heureux d’avoir participé à une belle aventure, les raideurs, accompagnateurs et bénévoles se retrouvaient à la salle des fêtes de La Palun pour partager très joyeusement un repas de gala bien mérité. Ci dessous sur le podium les cinq équipes arrivés en tête du « Rain in France 2011 ».

Alain BOSMANS
Article paru dans le Dauphiné les 2, 3 et 4 septembre 2011.

Les Baronnies au cœur du «Raid in France»


Pour sa quatrième édition, la course aventure « Raid in France », qui constitue l’étape française de la Coupe du monde des « raids aventures », se déroule cette année du 28 août au 1er septembre entre les Baronnies Provençales et le Vercors avec Buis les Baronnies comme camp de base.

Une épreuve hors norme

Le « Raid in France » est une épreuve hors norme alliant l’expédition sportive et la découverte d’un territoire. Le Raid consiste en une course d’orientation, sur 5 jours non stop (jour et nuit – 8 h de sommeil minimum en 4 nuits), en immersion totale dans la nature, entrecoupée d’épreuves sportives de pleine nature : VTT, trek, canyoning, spéléologie, escalade, … Au total, les équipes s’engagent pour 100 à 160 heures de sport sans interruption. Le parcours reste secret jusqu’au coup d’envoi de la course. Les itinéraires sont découverts en temps réel par les coureurs pendant la période de course. GPS et autres aides aux déplacements sont interdits. Chaque coureur et membre de l’organisation signe avant le départ une charte “back to nature” s’engageant à respecter les richesses naturelles, culturelles et environnementales des territoires traversés.

Le camp de base de l’épreuve est installé à la salle des Fêtes de La Palun de Buis-les-Baronnies pendant les 5 jours de course. 46 équipes de haut niveau, comptant 4 coureurs chacune (dont au moins une femme), en provenance de tous les continents (13 nations représentées), étaient au départ de Buis dimanche 28 août à l’aube. Au total 200 athlètes, parmi les meilleurs du monde de la spécialité, s’affrontent sur un circuit de 366 km et 14 270 m de dénivelé positif. Pour la première fois, la course s’effectuera sans assistance et sera la grande répétition générale avant la finale mondiale en 2012 des raids aventure du comité de l’Adventure Racing Word Series (ARWS). Celle-ci se déroulera en effet l’année prochaine du 15 au 22 septembre 2012, pour la première fois, en France dans la région PACA, entre L’argentière la Bésée dans les Hautes Alpes et Monaco.

Les ténors du circuit mondial

Les meilleurs raideurs parmi les ténors du circuit mondial étaient présents à Buis samedi soir 27 août pour la cérémonie d’ouverture et de présentation des équipes. Notamment les Ukrainiens du team OS Direct, les Danois de Daredevils et les Norvégiens de Merrell. Côté français, les drômois des 2 équipes Vibram Lafuma ne sont pas là pour faire de la figuration et Lozère Sport Nature s’annonce comme un challenger de poids face aux 4 vauclusiens de Raidlight Vertical vainqueurs de la dernière édition de Raid in France en 2010. Enfin le team savoyard Quechua, vainqueurs de l’épreuve en 2007 et 2009, est revenu cette année avec la bonne intention de s’offrir le trophée réservé à l’équipe qui aura remporté 3 fois l’épreuve.

Le départ fut donné dimanche 28 août à 6 heures depuis la salle des Fêtes de La Palun d’où ils rejoignaient en car St Nazaire en Royans pour s’élancer à l’assaut du Vercors et des Baronnies. L’objectif est de rejoindre Buis avant jeudi 1er septembre à 16h, l’arrivée des premiers concurrents étant prévue dans la soirée du mercredi 31 août.

110 bénévoles pour encadrer la course

Pendant toute la course, la salle J.J. Coupon à Buis est transformée en PC de course. C’est de là que l’on orchestre le travail des quelques 110 bénévoles, tous passionnés de raids nature, venus de toute la France. L’organisation d’un tel raid et son déroulement requiert en effet une assistance intégrée complexe pour assurer sécurité et contrôle des conditions de course. Deux Check Point principaux pour le ravitaillement en matériel et provisions ainsi que plusieurs points de balise, aires de transition et sites stratégiques seront tenus tout au long du parcours par des volontaires, guides de haute montagne, moniteurs et spécialistes de sports nature. La logistique et la communication sont concentrée au Buis sous la direction de Pascal Bahuaud, un ténor des raids nature, finaliste aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 en aviron et ayant 10 participations au « Raid Gauloises » dont 6 podiums. La cérémonie de remise des prix se déroulera à Buis jeudi 1er septembre à 18h sur la place du Quinconce et sera suivi d’un repas et soirée de gala dans la salle des fêtes de La Palun.

4 filles dans le vent de la Raid aventure

Grande première dans l’histoire de « Raid in France », une équipe 100 % féminine était dimanche matin à Buis les Baronnies au départ de la course hors norme qui se déroule actuellement entre le Vercors et les Baronnies. Quatre filles, toutes originaires des Alpes, qui n’ont pas froid aux yeux et vont pendant 5 jours, sans arrêt ni assistance, affronter (en VTT, trek, escalade, canoé, spéléologie, sur un terrain de jeu de 366 km et 14270 m de dénivelé positif) les 45 autres équipes, et parmi elles les ténors du circuit mondial, toutes composées de 3 garçons et d’une fille…
Le nom qu’elles ont choisi pour identifier leur équipe « Les P’tites Loues » en dit long sur leur détermination. La Chef de meute c’est Aurore, 30 ans, Jurassienne, formatrice dans les sports de montagne et maman de deux tout petits loups. À ses côtés, Myriam, ingénieur en Haute Savoie, 33 ans, qui a déjà deux participations à Raid in France et deux titres de maman à son actif. Claire, 30 ans, Iséroise de cœur exilée à Belfort, est conseillère technique nationale auprès de la fédération française de spéléologie. Enfin, Anne, la plus jeune (29 ans) est monitrice de ski et de kayak en Haute Savoie, tout en s’occupant d’un élevage de quelque 70 chèvres ! Une joyeuse équipe surmotivée, prête à en découdre avec les Baronnies, et bien décidé à arriver toutes les 4 ensemble jeudi au Buis.

Pour en savoir plus : Il est possible de suivre la progression des équipes en temps réel sur le site de l’épreuve : http://www.raidinfrance.com

Alain BOSMANS
Article paru dans le Dauphiné Libéré les 25 et 28 août

Un plateau sportif de rêve


Clôturant les quatre jours de la fête votive de la St Laurent, la course pédestre intramuros « le Buis j’aime j’y cours » s’est déroulé dimanche 14 août 2011 avec un plateau sportif exceptionnel qui, selon la formule du maire Jean Pierre Buix « avait de quoi faire rêver les organisateurs des plus prestigieuses courses pédestres de l’hexagone ». Le président de la Fédération Française d’Athlétisme Bernard Amsalem et le directeur technique national des équipes de France Ghani Yalouz y côtoyaient la triple championne olympique Marie-José Pérec, son compagnon le champion olympique de ski en saut acrobatique Sébastien Foucras, le médaillé d’argent du 3000m steeple au JO de Los Angeles Joseph Mahmoud, la double championne du monde de cross country Annette Sergent tandis que André Giraud, 1er vice président de la FFA, responsable du Club France et fondateur/organisateur de la célèbre course Marseille-Cassis y était venu célébrer le jubilé de ses 50 ans de course à pied.

Les 24 heures d’une solidarité géante
La 4ème édition des « 24h du Géant » porté par l’association caritative « Dans les pas du Géant » a remporté durant ce week-end un remarquable succès en collectant 4200 euros au profit de la lutte contre le cancer. Ce qui porte à 8700 € le montant remis cet été à l’association « l’Etoile de Martin ».
Pendant 24 heures une centaine de coureurs à pied, cyclistes, randonneurs et nageurs se sont relayer dans leur pratique sportive respective afin de vendre (au prix de un euro) chaque minute de ces 4 fois 24 heures de défis. Parmi ces sportifs la plupart anonyme, on notait aussi les noms prestigieux de Joseph Mahmoud (médaillé d’argent aux J.O. de Los Angeles), Annette Sergent (double championne du monde de cross country) ou Philippe Rémond six fois vainqueur de la course buxoise.
La cérémonie de remise du chèque par Dimitri Legrand à Servanne Jourdy présidente de « l’Etoile de Martin » se déroula, en prélude à la cérémonie d’intronisation des chevaliers de l’olivier, en présence des importantes personnalités et d’un public nombreux. Rappelons que les actions de « l’Etoile de Martin » portent à la fois sur le soutient de la recherche médicale sur les cancers pédiatriques et le bien-être des enfants malades.

Marie José Pérec a tenu à encourager les joggeuses buxoises de club de course pédestre de Buis « Le Buis, j’aime, j’y cours », auquel participe la conseillère générale du canton Marie-Claire Cartagéna (ici à droite).

Maraine de la course « Le Buis, j’aime, j’y cours », Marie José Pérec s’est livrée avec beaucoup de gentillesse aux multiples séances de photos et d’autographes réclamées par ses admirateurs.

Alain Bosmans
Photos et articles paru dans le Dauphiné Libéré le 16 août 2011

Course pédestre au Buis avec Marie-Josée Pérec


La fameuse course pédestre « Le Buis, j’aime, j’y cours » se déroulera le dimanche 14 août dans la capitale du tilleul et des sports de pleine nature des Baronnies.

Chaque année depuis 28 ans, à l’issue d’une semaine d’animations diverses et variées célébrant la fête patronale de la Saint Laurent (voir le programme complet ci dessous), la course intra-muros « Le Buis, j’aime j’y cours » réunit plusieurs centaines de concurrents de tous âges, parmi lesquels quelques uns des meilleurs coureurs à pied de l’hexagone. Les années précédentes on se souvient avoir reçu au Buis de nombreuses personnalités sportives de tout premier plan qui répondent ainsi à l’invitation du maire Jean Pierre Buix, grand spécialiste des courses pédestres. De Michel Jazy à Colette Besson en passant par Joseph Mahmoud ou Philippe Houvion, sans oublier Philippe Lamblin et Bernard Amsalem qui se sont succédé à la tête de la Fédération Française d’Athlétisme.

Marie-Jo Pérec, « la gazelle » sera présente

Or cette année encore on y attend d’importantes personnalités sportives tel que l’actuel président de la FFA Bernard Amsalem qui sera accompagné du directeur technique national des équipes de France d’athlétisme Ghani Yalouz (lutteur français, deux fois vice-champion du monde de lutte gréco-romaine, médaillé d’argent aux Jeux Olympiques d’Atlanta). Plusieurs pointures de la course à pied seront également présentes tels Joseph Mahmoud (médaillé d’argent aux J.O. de Los Angeles) ou Annette Sergent (double championne du monde de cross country), Philippe Raymond, Jocelyne Villeton ou Christine Bardel, …
Mais ce qui fera surtout l’événement cette année, c’est la présence attendue de Marie-José Pérec qui séjournera en famille au Buis en cette première quinzaine d’août avec son compagnon Sébastien Foucras (lui même champion de ski en saut acrobatique, médaillé d’argent aux J.O. de Nagano en 98) et Nolan leur petit garçon aujourd’hui âgé d’un an.

Une course pas comme les autres

Tous seront accueillis par le maire Jean Pierre Buix à qui nous avons demandé ce qui fait que « Le Buis, j’aime j’y cours » n’est pas une course comme les autres… « Honnêtement, même si cela manque de modestie, je suis bien obligé de dire que je suis le ciment de tout cela. Comme l’on sait, je suis bien introduit dans le monde de la course à pied. J’y compte beaucoup d’amis, au plus haut niveau qui, sachant que je suis le maire de la commune, viennent volontiers au Buis chaque année pour se retrouver entre amis dans une ambiance décontractée de fêtes et de vacances. Très souvent dans les autres courses, les athlètes sont rivaux, alors qu’au Buis cela n’a pas la même importance, ce n’est pas un championnat du monde. S’ils sont battus, abandonnent ou ne courent pas, ce n’est pas grave, ils savent que leur seule présence nous suffit. On n’est jamais stressé quand on vient au Buis et encore moins quand on vient y courir pour le plaisir… »

« Il faut aussi dire que s’il y a chaque année autant de concurrents de tous niveaux et de tous âges, c’est que la course « Le Buis, j’aime, j’y cours » est l’une des rares courses en France à être gratuite tout en étant bien dotée. Elle se déroule dans le cadre d’une fête villageoise avec un public nombreux et une sacrée ambiance. Alors venir courir dans un joli village comme Buis, devant un public de plusieurs milliers de spectateurs et pouvoir y côtoyer Marie Josée Perec, Michel Jazy, Philippe Houvion ou le président de la Fédération Française d’Athlétisme, c’est un peu comme aller jouer avec Zidane et Laurent Blanc pour des footballeurs amateurs… »

REPERES

Ce qu’il faut savoir sur la course

Départs depuis la Place du Quinconce :
A 16h30. Les poussins (10-11 ans) /benjamins (12-13 ans) sur un parcours de 1400 mètres.
A 16h45 : Les minimes (14-15 ans), cadets (16-17 ans) sur 2800 mètres.
16h48 : La course féminine se déroule sur 7,5 kms.
17h45 : La « Course des As » qui réunit les juniors, seniors et vétérans homme sur 10 kms.

Renseignements Mairie de Buis au 04 75 28 07 34

Inscriptions gratuites par tel 08 92 68 33 13 – Fax: 04 91 34 50 35 – E mail: kms.sport@wanadoo.fr ou le jour de la course à partir de 14h sur la place du Quinconce.

Le programme complet de la Saint Laurent 2011

+ Mercredi 10 août : foire de la Saint Laurent le matin et à 20h30 jeux nautiques.
+ Jeudi 11 août : 14h30 concours de pétanque – 21h30 retraite aux flambeaux animée par le Mississipi Jazz Band.
+ Vendredi 12 août : 14h30 concours de pétanque – 22h bal « Mousse » avec l’orchestre « Arc en Ciel ».
+ Samedi 13 août : 11h radio crochet enfants – 15h jeux d’enfants – 14h30 concours de pétanque – 17h30 finale du radio crochet enfants – 22h00 bal avec l’orchestre Guy Icard.
+ Dimanche 14 août : brocante/vide grenier toute la journée – 9h30 concours de pétanque pour les enfants – 11h intronisation de la Confrérie des Chevaliers de l’Olivier – 16h30 grande Course Pédestre des 10 km intramuros de Buis – 22h bal – 23h feu d’artifice.
+ Et pendant toute la durée des festivités une fête foraine avec de nombreux manèges se tiendra sous les platanes des bords de l’Ouvèze.

Alain Bosmans
Article publié dans le Dauphiné Libéré du 06 août 2011